BITmarkets Team
Apr 10, 2026
Selon des informations du Nikkei, cette mise à jour instaure une surveillance plus stricte, notamment l'interdiction du délit d'initié et d'autres activités fondées sur des informations non divulguées. Elle impose également aux émetteurs de cryptomonnaies de publier des informations annuelles, renforçant ainsi la transparence dans l'ensemble du secteur.
Auparavant, l'Agence des services financiers du Japon réglementait les cryptomonnaies en vertu de la loi sur les paiements et les règlements, en se concentrant principalement sur leur utilisation dans les paiements. La nouvelle classification reflète le rôle croissant des investisseurs institutionnels et aligne davantage les cryptomonnaies sur les marchés financiers traditionnels.
Ce changement place de fait les actifs cryptographiques dans la même catégorie réglementaire que les actions, marquant ainsi une transition d’un outil de paiement expérimental vers un instrument financier reconnu.
La ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a souligné l’objectif plus large qui sous-tend cette réforme. « Nous allons accroître l’offre de capitaux de croissance en réponse aux changements sur les marchés financiers et des capitaux, et garantir l’équité du marché, la transparence et la protection des investisseurs », a-t-elle déclaré à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres.
L’amendement alourdit également les sanctions à l’encontre des plateformes d’échange de cryptomonnaies non enregistrées, renforçant ainsi le cadre réglementaire du pays. Les premiers signes de cette orientation étaient apparus en janvier, lorsque Mme Katayama avait souligné l’importance des plateformes d’échange et des infrastructures pour garantir que les citoyens puissent tirer profit des actifs basés sur la blockchain.
Parallèlement, le gouvernement a soutenu des projets visant à réduire la fiscalité sur les plus-values cryptographiques, en proposant un taux forfaitaire de 20 % pour encourager la participation et l'investissement.
Le Japon se prépare également à l'introduction de fonds négociés en bourse (ETF) cryptographiques, dont la légalisation est prévue d'ici 2028. Cette initiative devrait permettre une intégration plus poussée des actifs numériques dans le système financier traditionnel.
De grandes institutions telles que Nomura Holdings et SBI Holdings devraient être parmi les premières à développer des produits d'investissement liés aux cryptomonnaies, ce qui témoigne d'un engagement institutionnel croissant dans ce secteur.
Sources :
https://cointelegraph.com/news/japan-approves-bill-classify-cryptocurrencies-financial-instruments
https://www.nikkei.com/article/DGXZQOUB101480Q6A410C2000000/