BITmarkets Team
Dec 03, 2025
Dix grandes banques européennes ont annoncé la création d'une nouvelle entité, Qivalis, dont le siège se trouve à Amsterdam, et dont Jan-Oliver Sell est le premier PDG. Sell a précédemment occupé le poste de PDG de l'échange de cryptomonnaies Coinbase et a travaillé chez Binance.
Le crypto consortium comprend ING, KC, Raiffeisen Bank, SEB, Sella, UniCredit, BNP Paribas, CaixaBank, Danske Bank, et Deka. Bien que fondé par ces dix banques, Qivalis fonctionnera de manière indépendante, a souligné Sell.
La société prévoit d'embaucher 45 à 50 employés au cours des 18 à 24 prochains mois, dont environ un tiers est déjà en poste.
Les banques sont aux prises avec l'expansion rapide du marché des stablecoins et la croissance plus large des cryptocurrencies, que certains prêteurs considèrent comme des concurrents directs. Cette évolution a poussé les institutions traditionnelles à explorer les moyens d'utiliser la technologie Blockchain dans le cadre de leurs propres opérations.
Le nouveau stablecoin rattaché à l'euro est destiné à servir de contrepartie à une version rattachée au dollar qui devrait être lancée aux États-Unis. Le consortium s'attend à un vif intérêt de la part du secteur financier européen.
Une certaine demande pour des stablecoins rattachés à l'euro existe déjà. Par exemple, la branche crypto de Société Générale, SG-FORGE, a lancé son propre jeton libellé en euros en 2023, mais seulement environ 64 millions d'euros de jetons sont actuellement en circulation.
Qivalis a déclaré que le jeton offrira des "paiements et des règlements quasi instantanés et à faible coût", bien que Sell ait noté que le cas d'utilisation initial sera l'échange de crypto. Le lancement est prévu au début du deuxième semestre 2026, et l'obtention de la licence devrait prendre entre six et neuf mois.
Qivalis demande une licence d'établissement de monnaie électronique (EMI) à la banque centrale néerlandaise. Les régulateurs craignent toujours que les stablecoins ne détournent l'argent du système bancaire réglementé. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a averti à plusieurs reprises que les stablecoins émis de manière privée posaient des risques pour la politique monétaire et la stabilité financière.
En attendant, la BCE développe son propre euro numérique en tant qu'alternative stratégique aux méthodes de paiement privées, dominées par les États-Unis, telles que les cartes de crédit et les stablecoins.
Sources:
https://euobserver.com/eu-and-the-world/arabe842c3
https://yellow.com/news/european-banking-giants-form-qivalis-consortium-for-euro-stablecoin-launch