BITmarkets Team
Sep 07, 2026
Jeudi, le ministère américain de la Justice a annoncé que le bureau du procureur fédéral du district de Columbia, le Crown Prosecution Service d’Angleterre et du Pays de Galles et l’Agence nationale contre la criminalité (NCA) du Royaume-Uni avaient signé un protocole d’accord. Le ministère américain de la Justice a qualifié cet accord de « premier du genre » en matière de coopération internationale, spécifiquement axé sur la perturbation des activités des centres d’escroquerie.
En vertu de cet accord, les autorités mèneront des enquêtes parallèles sur des cibles communes, échangeront des renseignements sur les groupes criminels organisés et détermineront quelles juridictions sont les mieux placées pour poursuivre les affaires individuelles. Le DOJ a indiqué que les agences avaient déjà identifié plusieurs enquêtes se recoupant et qu’elles prévoyaient une opération de démantèlement avec des partenaires du secteur privé à Londres début octobre.
Ce partenariat intervient alors que les pertes signalées liées aux escroqueries aux investissements dans les cryptomonnaies aux États-Unis continuent d’augmenter fortement. Selon le DOJ, les pertes signalées au Centre de signalement des crimes sur Internet (IC3) du FBI ont augmenté de 89 %, passant de 4,57 milliards de dollars en 2023 à 8,65 milliards de dollars en 2025.
Cet accord élargit le champ d’action de la « Scam Center Strike Force », lancée en novembre 2025 par la procureure fédérale Jeanine Ferris Pirro. Ce groupe de travail se concentre sur les réseaux criminels organisés chinois qui exploitent des « complexes d’escroquerie », notamment en Asie du Sud-Est. Selon le ministère américain de la Justice (DOJ), ces opérations sont souvent liées à des fraudes à l’investissement dans les cryptomonnaies, au blanchiment d’argent et à la traite des êtres humains.
Parmi les agences américaines participantes figurent le FBI, les Services secrets américains, le service des enquêtes criminelles de l’Internal Revenue Service (IRS), les services d’enquête de la Sécurité intérieure (HSI) et plusieurs bureaux du ministère de la Justice. Cette initiative collabore également avec le Trésor américain, le Département d’État et des entreprises privées afin de démanteler les réseaux d’escroquerie et de récupérer des fonds pour les victimes.
Les autorités de plusieurs pays ont déjà mené des actions coordonnées contre des opérations similaires. Le 29 avril, le DOJ a indiqué qu’une opération menée par la police de Dubaï, avec la participation du FBI et du ministère chinois de la Sécurité publique, avait abouti à 276 arrestations et à la fermeture d’au moins neuf centres d’escroquerie aux cryptomonnaies. Six personnes ont été inculpées pour des stratagèmes qui auraient utilisé de fausses plateformes d’investissement en cryptomonnaies afin d’attirer les dépôts des victimes.
Les gouvernements d’Asie du Sud-Est ont également pris des mesures visant à durcir les sanctions. En mai, le gouvernement militaire du Myanmar a publié un projet de loi proposant des peines d’emprisonnement allant de 10 ans à la perpétuité pour les fraudes liées aux monnaies numériques, la peine de mort pouvant être prononcée dans les cas où des personnes contraintes de travailler dans des complexes frauduleux auraient été tuées. Le Parlement a approuvé le projet de loi le 28 juillet, bien que l’approbation présidentielle n’ait pas encore été confirmée au moment de la rédaction de ce rapport.
Sources :
https://cointelegraph.com/news/us-uk-joint-alliance-crypto-scam-centers